Autoformation TCC — Groupe de pairs

Séance de jeu de rôle

Guide méthodologique et matériel clinique
Durée totale : 1 h 30  ·  3 participants  ·  Rôles tirés au sort

Le jeu de rôle est reconnu dans la littérature sur la formation en TCC comme l'une des modalités d'apprentissage actif les plus efficaces pour développer des compétences procédurales — c'est-à-dire la capacité à mettre en œuvre des techniques en situation réelle (Bennett-Levy et al., 2009 ; Rønning & Bjørkly, 2019). Par opposition aux approches passives (lecture, conférence), la répétition comportementale en jeu de rôle permet l'intégration de savoirs déclaratifs et procéduraux.

Point d'ancrage théorique : Bennett-Levy et al. (2009) distinguent l'apprentissage déclaratif (savoir que) de l'apprentissage procédural (savoir comment faire). Le jeu de rôle est la méthode la mieux adaptée au développement du second registre — celui qui détermine la qualité réelle de la pratique clinique.

Points d'attention spécifiques à l'autoformation

  • Absence de superviseur : les retours reposent entièrement sur les pairs. Il est recommandé de s'appuyer sur des axes d'observation prédéfinis pour structurer le débriefing et éviter les feedbacks trop généraux ou trop personnels.
  • Le rôle du patient peut être émotionnellement engageant. Chaque participant doit se sentir libre d'interrompre ou d'ajuster l'intensité du scénario. Un signal convenu ("pause") peut être utile.
  • Les vignettes choisies doivent rester émotionnellement gérables — éviter les thématiques traumatiques ou trop proches de situations personnelles connues du groupe.
  • La rotation systématique des rôles à chaque séance est recommandée pour que chacun intègre les trois perspectives (Crowe, 2014 ; Rønning & Bjørkly, 2019).
  • La brièveté des séquences de jeu de rôle (20–25 min) est préférable — elle limite la fatigue et maintient la qualité de l'engagement.

Rôle de l'observateur

L'observateur n'est pas spectateur passif : son rôle est documenté comme pédagogiquement aussi riche que celui du thérapeute (Rønning & Bjørkly, 2019). Il bénéficie d'une position méta qui développe la capacité de supervision de soi. Pour être utile, l'observation doit être orientée par des tâches spécifiques définies avant le début du jeu de rôle.

La répartition suivante est conçue pour une séance de 90 minutes. Elle inclut deux temps de jeu de rôle distincts et un débriefing approfondi.

DuréePhase
0–10 min
Mise en placeChoix collectif de la vignette · Tirage au sort des rôles · Lecture individuelle du matériel selon le rôle
10–15 min
Briefing des rôlesLe thérapeute formule son intention · L'observateur choisit ses axes · Le patient s'imprègne du personnage
15–40 min
Jeu de rôle — 1re partie25 minutes de simulation · L'observateur prend des notes structurées
40–50 min
Pause et réorientationSortie de rôle · Chacun nomme son état · Le thérapeute reformule son intention pour la 2e partie
50–70 min
Jeu de rôle — 2e partie20 minutes · Reprise ou continuation avec un angle ou une technique différente
70–75 min
Sortie de rôle définitiveSignal collectif · Décompression · Chacun revient à lui-même avant le débriefing
75–85 min
Débriefing réflexifThérapeute → Patient → Observateur → discussion collective
85–90 min
Clôture et méta-réflexionUn mot par personne sur ce qu'elle retient · Point pour la prochaine séance
Ordre du débriefing : La littérature recommande de donner la parole en premier au thérapeute — pour éviter que le retour de l'observateur ne colonise sa propre réflexivité. L'auto-évaluation précède le feedback externe.

Choisissez d'abord une vignette collectivement (section V), puis tirez les rôles au sort. Chaque participant clique ensuite sur son rôle pour accéder uniquement à son matériel.

Je suis :
Matériel du psychothérapeute

Vous menez la séance. Avant de commencer, formulez un objectif clair pour les 25 premières minutes. Vous pouvez dire "pause" à tout moment pour réfléchir ou changer d'approche — c'est un droit pédagogique, pas un aveu d'échec.

Votre rôle en détail

  • Formulez un objectif avant de commencer — partagez-le avec l'observateur
  • Appliquez les techniques TCC de façon adaptée au patient et au contexte
  • Gérez le cadre, le temps et la relation thérapeutique
  • Notez mentalement vos hésitations — elles seront la matière première du débriefing
  • Lors de la pause (min 40), reformulez votre intention pour la 2e partie

Votre vignette — ouvrez uniquement celle choisie par le groupe

+Vignette I — Conditions de prise de rendez-vous
Ce que le thérapeute sait avant la séance Le médecin généraliste a transmis un mot bref : "Patient de 38 ans, ingénieur, vient me voir depuis trois mois pour fatigue chronique et troubles du sommeil. Bilan somatique négatif. A perdu 4 kg. Évoque des difficultés professionnelles et un sentiment de ne plus y arriver. Méfiant vis-à-vis de la psychiatrie, a accepté de consulter un psychologue après insistance. Pas d'antécédents psychiatriques connus. Pas d'idées suicidaires exprimées."

Pas de questionnaire préalable. La séance commence dans un bureau sobre ; le patient est ponctuel.
+Vignette II — Conditions de prise de rendez-vous
Ce que le thérapeute sait avant la séance Lors de l'appel téléphonique, la patiente a dit : "J'ai des problèmes d'anxiété en public, ça dure depuis longtemps mais là ça empire. Je travaille dans la recherche et ça commence à poser des problèmes pour ma carrière." Elle a posé deux questions avant de prendre rendez-vous : "Est-ce que vous travaillez avec des chercheurs ?" et "Est-ce que la TCC, ça marche vraiment pour ce genre de problème ?". Sa voix était posée, précise. Elle a demandé un créneau en fin de journée.
+Vignette III — Contexte clinique préalable
Ce que le thérapeute sait de la situation Antoine, 45 ans, cadre commercial dans une multinationale. Adressé par son médecin du travail après un arrêt de six semaines pour burn-out. Les huit séances précédentes ont permis d'identifier un schéma central d'exigence et de contrôle — il applique les techniques comme des tâches à réussir.

La semaine passée, il a tenté une activation comportementale (reprendre la course à pied) et a abandonné après 800 mètres, qu'il interprète comme un nouvel échec. Sa femme lui a dit qu'il avait l'air "moins tendu" — information qu'il a balayée.

Au débriefing, vous parlerez en premier

  • Quel était mon objectif ? L'ai-je maintenu ?
  • Y a-t-il eu un moment où j'ai hésité ou changé de cap ?
  • Qu'est-ce que ce patient a provoqué en moi ?
  • Qu'est-ce que j'ai bien fait ? (répondre sans minimiser)
  • Qu'aurais-je voulu faire différemment ?
Matériel du patient

Vous incarnez le patient. Lisez uniquement la vignette choisie par le groupe. Ne lisez pas le matériel du thérapeute — votre spontanéité dans le rôle en dépend directement.

Votre rôle en détail

  • Incarnez la vignette sans excès dramatique — restez dans le registre du cliniquement plausible
  • Réagissez de façon authentique à ce que le thérapeute vous propose
  • Ne facilitez pas sa tâche — restez fidèle à la logique du personnage
  • Vous pouvez moduler l'intensité si la situation devient trop chargée
  • Au débriefing, parlez de l'expérience du rôle, pas de vous-même directement

Votre vignette — ouvrez uniquement celle choisie par le groupe

+Vignette I — Situation complète du patient
Qui tu es et ce que tu vis Tu t'appelles Marc, 38 ans, ingénieur dans une entreprise de construction. Père de deux enfants (7 et 10 ans). Depuis huit mois environ, tu te sens "vide" — une fatigue que le sommeil ne répare pas, une incapacité à éprouver du plaisir dans des activités qui t'importaient (sport, bricolage, sorties en famille). Tu continues à fonctionner au travail — tu n'as posé aucun arrêt — mais tu t'y épuises plus vite, tu fais des erreurs inhabituelles, et tu évites de plus en plus les réunions en préférant travailler seul.

Tu te lèves chaque matin avec la conviction que la journée sera "trop lourde". Le soir, tu t'endors rapidement mais te réveilles entre 3h et 4h, avec des pensées circulaires autour du travail et de ta valeur en tant que père. Tu manges peu. Tu n'as pas de pensées suicidaires, mais parfois l'idée que "ce serait plus simple de ne pas être là" traverse ton esprit sans que tu te l'accordes vraiment.

Tu n'as jamais consulté un psy. Tu es là parce que ton médecin a insisté. Tu n'es pas hostile, mais tu es prudent : tu observes si l'interlocuteur mérite ta confiance avant de t'ouvrir. Tu parles peu spontanément.
Pensées et croyances à incarner Pensée automatique : "Je devrais être capable de gérer ça seul." Croyance sous-jacente : "Avoir besoin d'aide, c'est une faiblesse." Si le thérapeute va trop vite ou propose une explication avant de t'avoir vraiment entendu, tu te refermes légèrement.
+Vignette II — Situation complète du patient
Qui tu es et ce que tu vis Tu t'appelles Sophie, 29 ans, doctorante en quatrième année de thèse en biologie moléculaire. Brillante, reconnue dans ton laboratoire, mais depuis plusieurs mois l'anxiété lors des situations académiques collectives a atteint un niveau qui t'épuise. Les séminaires, les réunions d'équipe, les repas de labo, les congrès — toutes ces situations déclenchent une anticipation anxieuse qui peut commencer plusieurs jours à l'avance.

En situation, tu ressens une accélération cardiaque marquée, des rougissements que tu perçois comme très visibles, une sensation de "blanc" dans les idées. Tu as développé des stratégies d'évitement élaborées : tu prépares tes interventions par écrit à l'avance, tu te places au fond de la salle, tu arrives en retard aux réunions, tu déclinesles repas collectifs sous prétexte de travail. Le déclencheur de cette consultation : dans six semaines, tu as une soutenance de mi-thèse devant un jury de cinq personnes.
Comment tu te comportes dans la séance Tu es articulée, précise, tu utilises un vocabulaire riche. Tu poses des questions sur la méthode avant même que le thérapeute ait commencé. Tu peux avoir tendance à intellectualiser — décrire ton anxiété comme un objet d'étude plutôt qu'à la ressentir. Pensée automatique centrale : "S'ils voient que j'ai peur, ils sauront que je ne suis pas à ma place."
+Vignette III — Situation complète du patient
Qui tu es dans cette séance Tu es Antoine. Tu arrives avec tes fiches de suivi parfaitement remplies, classées par date. Tu es ponctuel, tu salues poliment. Mais sous cette surface organisée, il y a une tension : tu te demandes si tu "travailles bien" la thérapie. Tu t'es dit que si dans dix séances tu n'allais pas "nettement mieux", c'est que tu n'y mettais pas assez du tien.

Quand le thérapeute valide quelque chose que tu ressens, tu te détends une fraction de seconde — puis tu te réimposes immédiatement une exigence.
Pensées et croyances à incarner Pensée automatique : "Si je ne guéris pas assez vite, c'est que je ne fais pas assez d'efforts." Règle sous-jacente : "Ma valeur dépend de mes résultats — y compris en thérapie." La thérapie est devenue un nouveau domaine où tu peux réussir ou échouer.

Au débriefing, vous parlerez en deuxième

  • Comment ai-je vécu d'incarner ce patient ? Qu'est-ce qui m'a surpris ?
  • À quel(s) moment(s) ai-je eu l'impression d'être vraiment entendu ?
  • Y a-t-il eu quelque chose que j'attendais du thérapeute et qui n'est pas venu ?
  • Qu'ai-je appris sur la logique interne de ce profil clinique ?
Matériel de l'observateur

Vous ne participez pas au jeu de rôle. Votre tâche est d'observer, de noter des faits comportementaux précis, de gérer le temps de la séance, et de structurer le débriefing. Choisissez 2 à 3 axes d'observation ci-dessous avant de démarrer le timer.

Axes d'observation — choisissez-en 2 ou 3

Alliance / relation
Ton, posture, validation, synchronisation verbale. Le patient se sent-il compris ?
Structure de séance
Direction claire, gestion du temps, lien avec les objectifs annoncés.
Questionnement socratique
Questions ouvertes, guidage sans imposition, espace laissé au patient.
Conceptualisation
Lien cognition–émotion–comportement visible dans le travail.
Flexibilité technique
Ajustements face aux résistances ou à l'inattendu.
Gestion émotionnelle
Régulation du thérapeute, tempo, utilisation des silences.

Timer de séance

Cliquez sur Démarrer au moment où le jeu de rôle commence. Le timer passe au rouge à chaque transition importante.

00:00
En attente du démarrage
0–10Mise en place & tirage des rôles
10–15Briefing individuel par rôle
15–40Jeu de rôle — 1re partie (25 min)
40–50Pause, sortie de rôle, réorientation
50–70Jeu de rôle — 2e partie (20 min)
70–75Sortie de rôle définitive
75–85Débriefing réflexif
85–90Clôture et méta-réflexion

Au débriefing, vous parlerez en troisième

  • Commencez par les points forts — faits spécifiques, pas des généralités
  • Formulez vos suggestions à la première personne : "j'aurais peut-être essayé…"
  • Quels moments ou gestes spécifiques avez-vous notés ?
  • Quelles alternatives techniques auraient pu être explorées ?
  • Qu'est-ce que cette observation vous dit sur votre propre pratique ?

Psychothérapeute

  • Mène la séance avec un objectif formulé
  • Applique les techniques TCC de façon adaptée
  • Gère le cadre, le temps, la relation
  • Note mentalement ses hésitations
  • Peut "geler" la scène à tout moment

Patient

  • Incarne la vignette sans excès dramatique
  • Réagit de façon authentique à la relation
  • Ne facilite pas la tâche du thérapeute
  • Peut moduler l'intensité si besoin
  • Se décentre après sur son vécu du rôle

Observateur

  • Choisit 2–3 axes d'observation au préalable
  • Prend des notes factuelles et comportementales
  • Évite les jugements de valeur
  • Commence le feedback par les points forts
  • Gère le timer et anime la discussion collective

Choisissez collectivement une vignette avant le tirage des rôles. Les vignettes I et II sont des premières rencontres. La vignette III simule une séance avancée.

Protocole de lecture : une fois la vignette choisie et les rôles tirés au sort, chaque participant ouvre uniquement l'accordéon correspondant à son rôle dans la section III. L'observateur n'ouvre aucun accordéon de vignette.
Vignette I "Mon médecin m'a dit d'appeler" 1re rencontre — Dépression

Contexte général (visible de tous) : Première consultation. Le thérapeute reçoit un patient adressé par son médecin généraliste. L'objectif d'une première rencontre en TCC est d'établir un contact de qualité, de recueillir les informations permettant une première conceptualisation fonctionnelle, et d'amorcer une alliance de travail — sans poser de diagnostic définitif ni proposer de techniques prématurément.

Pistes TCC — à consulter après le jeu de rôle
  • Valider l'expérience subjective avant toute conceptualisation (empathie comme condition préalable à l'alliance — Beck, 1979)
  • Recueil de l'histoire du problème : début, évolution, facteurs déclenchants, maintien
  • Explorer les sphères cognitives, comportementales et physiologiques — amorce du modèle tridimensionnel
  • Identifier les évitements comportementaux comme facteur de maintien de l'humeur dépressive (Lewinsohn, 1974)
  • Évaluer le risque suicidaire — nécessaire même si non exprimé spontanément
  • Ne pas conclure trop vite : la méfiance envers l'aide est elle-même une donnée clinique centrale
Vignette II "Je viens surtout parce que ça devient ingérable" 1re rencontre — Anxiété sociale

Contexte général (visible de tous) : Première consultation, prise de rendez-vous spontanée. L'objectif de la séance est d'établir une alliance, de réaliser un premier bilan fonctionnel et d'amorcer une compréhension partagée du problème — sans aller jusqu'à la prescription de techniques.

Pistes TCC — à consulter après le jeu de rôle
  • Recueillir la topographie complète : situations déclenchantes, réponses cognitives, émotionnelles, physiologiques et comportementales (modèle SECCA)
  • Identifier les comportements d'évitement et de sécurité comme facteurs de maintien (Clark & Wells, 1995 ; Rapee & Heimberg, 1997)
  • Repérer le biais d'auto-focalisation attentionnelle — central dans l'anxiété sociale
  • Valider l'intellectualisation sans en faire un obstacle — c'est une stratégie d'adaptation, pas une résistance
  • Ne pas proposer d'exposition dès la première séance — construire d'abord la conceptualisation partagée
Vignette III "Je me sens coupable de ne pas aller mieux" Séance avancée — Perfectionnisme

Contexte général (visible de tous) : Huitième séance avec un patient suivi pour burn-out, chez qui un perfectionnisme rigide et des schémas d'exigence envers soi-même dominent le tableau clinique. La relation thérapeutique est établie mais mise à l'épreuve aujourd'hui. Le patient ouvre la séance par : "Je suis supposé aller mieux maintenant, non ? Je fais tout ce que vous me demandez. Pourquoi est-ce que je n'avance pas plus vite ?"

Pistes TCC — à consulter après le jeu de rôle
  • Le schéma perfectionniste se joue dans la relation thérapeutique ici et maintenant — matériau clinique direct
  • Psychoéducation sur le rythme du changement : différencier progrès visibles et changements structurels plus lents (Young, 1990)
  • Identifier la règle "Ma valeur = mes résultats" par questionnement socratique plutôt qu'en la proposant
  • Explorer le paradoxe : appliquer les techniques "parfaitement" reproduit la dynamique problématique
  • Utiliser les données négligées (regard de sa femme, 800 mètres courus) comme évidences contradictoires

Le débriefing est le cœur pédagogique de la séance. Il suit l'ordre : thérapeute → patient → observateur → discussion collective.

Règle du feedback : tout retour commence par un élément positif et spécifique. Les suggestions sont formulées à la première personne ("j'aurais peut-être essayé…") et non comme des prescriptions.

Voix du thérapeute

Intention
Quel était mon objectif au début de la séance ? L'ai-je maintenu ?
Moment clé
Y a-t-il eu un moment où j'ai hésité ou changé de cap ? Pourquoi ?
Résonance
Qu'est-ce que ce patient a provoqué en moi — pensées, émotions, impulsions ?
Conceptualisation
Comment ai-je compris ce qui se passait pour ce patient ? Cela a-t-il guidé mes choix ?
Ce que je ferais autrement
Si je recommençais cette séance, qu'est-ce que je changerais ?
Point fort
Qu'est-ce que j'ai bien fait ? (répondre sans minimiser)

Voix du patient

Expérience du rôle
Comment ai-je vécu d'incarner ce patient ? Qu'est-ce qui m'a surpris ?
Moments de connexion
À quel(s) moment(s) ai-je eu l'impression d'être vraiment entendu ?
Ce qui m'a manqué
Y a-t-il eu quelque chose que j'attendais du thérapeute et qui n'est pas venu ?
Compréhension du patient
Qu'ai-je appris sur la logique interne de ce profil clinique ?

Voix de l'observateur

Faits observés
Quels moments ou gestes spécifiques ai-je notés ?
Points forts d'abord
Qu'est-ce qui a fonctionné dans la conduite de séance ?
Pistes d'enrichissement
Quelles alternatives techniques auraient pu être explorées ?
Ce que j'apprends
Qu'est-ce que cette observation me dit sur ma propre pratique ?

Discussion collective

Convergences
Qu'est-ce que les trois perspectives ont en commun ?
Divergences
Où nos lectures de la séance ont-elles différé ? Qu'est-ce que ça dit ?
Généralisation
Qu'est-ce que ce jeu de rôle éclaire dans notre pratique quotidienne réelle ?
Prochaine séance
Quel thème ou technique voulons-nous approfondir la prochaine fois ?

Bennett-Levy, J., McManus, F., Westling, B. E., & Fennell, M. (2009). Acquiring and refining CBT skills and competencies. Behavioural and Cognitive Psychotherapy, 37(1), 1–20.
Clark, D. M., & Wells, A. (1995). A cognitive model of social phobia. In R. Heimberg et al. (Eds.), Social Phobia. Guilford Press.
Crowe, A. (2014). Teaching psychotherapy skills with a semester-long role play. Journal of Psychotherapy Integration, 24(3).
Lewinsohn, P. M. (1974). A behavioral approach to depression. In R. J. Friedman & M. M. Katz (Eds.), The Psychology of Depression. Wiley.
MHPSS Hub / Psychosocial Centre (2024). Role Play Guidance for Facilitators of MHPSS Trainings.
Prasko, J. et al. (2023). Role-playing in cognitive behavioral supervision. Neuroendocrinology Letters, 44(2), 74–85.
Rapee, R. M., & Heimberg, R. G. (1997). A cognitive-behavioral model of anxiety in social phobia. Behaviour Research and Therapy, 35(8), 741–756.
Rønning, S. B., & Bjørkly, S. (2019). The use of clinical role-play and reflection in learning therapeutic communication skills in mental health education. Advances in Medical Education and Practice, 10, 415–425.
Young, J. E. (1990). Cognitive Therapy for Personality Disorders: A Schema-Focused Approach. Professional Resource Exchange.